L’Assomption de la Vierge Marie

Le 15 août, l’Église catholique fête l’Assomption de la Vierge Marie, Mère du Christ.

« Comme vraie ‘fille de Sion’, Marie est figure de l’Eglise, figure de l’homme croyant qui ne peut arriver au salut et à la réalisation plénière de lui-même que par le don de l’amour – par grâce ». (Joseph Ratzinger - Foi chrétienne)

Qui est Marie ?

  • Marie est fiancée à Joseph, de la lignée de David, lorsqu’elle reçoit la visite de l’ange Gabriel (Annonciation). Il lui annonce que l’Esprit Saint viendra sur elle, qu’elle attendra un enfant à qui elle donnera le nom de Jésus. Il sera appelé « Fils de Dieu ». Avec simplicité, elle fait part de sa disponibilité en répondant à l’ange : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Fiat) (Luc 1, 38).

  • L’ange lui ayant appris qu’Elizabeth sa cousine attend également un enfant (Jean-Baptiste), elle va lui rendre visite (Visitation). Elles chantent toutes deux les louanges du Seigneur (Magnificat).

  • Alors que Marie approche du terme de sa grossesse, elle se rend à Bethléem avec Joseph, d’où est originaire la famille de celui-ci, pour le recensement organisé par l’occupant romain. Comme il n’y a pas de place pour eux dans la salle commune, c’est dans une étable que Marie met au monde son fils Jésus, que les bergers, puis les mages, viennent adorer (Noël). Prévenue par les mages que le roi Hérode fait rechercher l’enfant pour le faire périr, la Sainte Famille s’enfuit en Égypte. À la mort d’Hérode, elle revient en Galilée et s’installe à Nazareth, où Jésus passe son enfance.

  • Vers la douzième année de Jésus, Marie et Joseph l’emmènent à Jérusalem pour la fête de la Pâque juive. C’est à cette occasion que Marie et son époux perdent Jésus, resté dans le Temple avec les docteurs de la loi. Lorsqu’ils le retrouvent trois jours plus tard, Jésus leur tient ce propos : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être » (Luc 2, 49).

  • On retrouve Marie, dans les Écritures, quelques années plus tard : lors d’un mariage, elle indique à son fils que les convives n’ont plus de vin, tout en recommandant aux serviteurs de leurs hôtes : « Faites tout ce qu’Il vous dira » (Jean 2, 5). Cet épisode des Noces de Cana, au cours duquel Jésus change l’eau en vin, constitue le premier signe qui suscite la foi des apôtres.

  • Enfin, sur la Croix, avant de mourir, Jésus confie Jean à sa Mère : « Femme, voici ton fils », et Il ajoute, à l’intention de Jean : « Voici ta Mère » (Jean 19, 26-27)

  • C’est au moment de la Pentecôte, alors que Marie se trouve avec les apôtres dans la salle du Cénacle, que les Écritures évoquent sa présence pour la dernière fois. Elles ne disent rien du reste de sa vie.

  • « Tous d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères. » (Actes 1. 4) Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu’après la mort de Jésus, le disciple Jean l’a prise chez lui. Que devient-elle alors ? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Éphèse. Mais c’est sans doute à Jérusalem qu’elle termine son séjour terrestre.

Deux traditions évoquent la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie. L’une orientale parle de « dormition » : Marie s’est endormie pour l’éternité. L’autre occidentale parle d’« assomption » : Marie a été élevée dans la gloire de Dieu auprès du Christ ressuscité.

Qu’est-ce que l’Assomption ?

Le mot latin assumptio vient du verbe ad-sumere « prendre pour soi », « tirer à soi ». La Solennité de l’Assomption de Marie célèbre la glorification de la Mère de Dieu.

Les Écritures canoniques ne parlent pas de ce mystère, mais très vite la foi de l’Église en a témoigné : dès la fin du Ve siècle, on enregistre des allusions à une fête de la « dormition » ou du « passage » de Marie.

Le 1er novembre 1950, Pie XII a défini solennellement le dogme de l’Assomption de Notre-Dame, dans les termes suivants : « Marie, l’Immaculée Mère de Dieu, toujours Vierge, à la fin de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire du ciel ».

Le mystère de l’Assomption est le privilège marial qui répond au privilège de l’Immaculée Conception : si Marie est la toute-pure, devenue la Mère de Dieu, associée à l’œuvre rédemptrice de son Fils, il convenait que Dieu l’élevât à la Gloire du Christ ressuscité et monté au ciel. Après l’Ascension du Seigneur, l’Assomption de Notre-Dame est pour nous le gage de notre appel à la Gloire : à côté de l’humanité du Christ, une personne humaine est entrée dans la vie des Trois et ne cesse, avec Jésus, d’intercéder pour que nous soyons là où elle est. L’événement marial de ce jour correspond à la fois à la mort, à la résurrection et à l’Ascension du Christ.

Pourquoi célébrer l’Assomption ?

Lors de la célébration de l'Assomption, le 15 août, nous ne célébrons pas tant la gloire de Marie que la gloire de Dieu, qui a accompli pour elle des merveilles.

« La Vierge sainte nous accompagne sur le chemin... Bien des fois, au cours des années passées, je l'ai présentée et invoquée comme "l'Étoile de la nouvelle évangélisation". Je la présente encore comme aurore lumineuse et guide sûr pour notre chemin » (Jean-Paul II - Au début du nouveau millénaire n° 58).

En réalité, l’Assomption est le fruit de la Résurrection. En Marie s’accomplit la victoire du Christ sur la mort.

La fête de l’Assomption tient en une affirmation très simple : intimement liée à la mission de son Fils sur la terre. Marie est à présent associée à sa gloire dans les cieux. En fêtant l’Assomption de la Vierge Marie, l’Eglise honore l’humble servante du Seigneur, la femme du silence, la Vierge du Magnificat, qui laisse jaillir de son cœur la merveilleuse promesse de la victoire finale sur les puissances qui dominent le monde. C’est l’espérance que, si nous demeurons simples et humbles, le Seigneur réalisera en nous des grandes choses. C’est enfin la certitude que, si nous restons unis au Christ, comme Marie, nous aurons aussi part à sa gloire.

Depuis l’Assomption, Marie veille sur tous les hommes dont le Père veut faire ses fils adoptifs
La prière à Marie :
Mère de l’Eglise et mère de notre foi

Ô Mère, aide notre foi ! Ouvre notre écoute à la Parole,

pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.

Eveille en nous le désir de suivre ses pas,

en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.

 

Aide-nous à nous laisser toucher par son amour,

pour que nous puissions le toucher par la foi.

Aide-nous à nous confier pleinement à lui,

à croire en son amour,

surtout dans les moments de tribulations et de croix,

quand notre foi est appelée à mûrir.

Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.

Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul.

 

Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus,

pour qu’il soit lumière sur notre chemin.

et que cette lumière de la foi

grandisse toujours en nous

jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant,

qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !

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