La garde du cœur

Suis-je la sentinelle de mon cœur ? Il faut monter la garde devant ce trésor où habite le Saint-Esprit, afin que n’entrent pas les autres esprits. Combien de fois entrent les mauvaises pensées, les mauvaises intentions, les jalousies, les envies. Mais qui leur a ouvert la porte ? Par où sont-elles entrées ? Le cœur devient une auberge, où tous vont et viennent. Et là, le Seigneur ne peut pas parler et encore moins être entendu. La pratique de l’examen de conscience peut être recommandable. Qui d’entre nous le soir, avant de finir la journée, se demande : que s’est-il passé aujourd’hui dans mon cœur ? Qu’est-il advenu ? Quelles choses sont passées à travers mon cœur ? C’est un exercice important parce que les démons reviennent toujours. Même à la fin de notre vie. Il faut savoir faire silence en nous-mêmes et devant notre Dieu, vérifier si quelqu’un est entré que nous ne connaissions pas. Cela nous aidera à nous défendre de nombre de méchancetés, dont certaines que nous commettons nous aussi.

Pape François, méditation à Sainte Marthe, 10 octobre 2014

 

La confession et le pardon des péchés

 

Pourquoi se confesser ?

Parce que nous sommes pécheurs ! C’est-à-dire que nous pensons et que nous agissons d’une façon contraire à l’Evangile. Celui qui dit qu’il n’a pas péché est un menteur, ou alors il est aveugle. Dans le sacrement de réconciliation, Dieu pardonne toujours à ses enfants qui, ayant contredit leur identité, confessent à la fois leur petitesse et sa miséricorde. Puisque le péché d’un seul blesse le corps du Christ qui est l’Eglise, ce sacrement a aussi pour effet la réconciliation avec nos frères.

 

Comment se confesser ?

Il n’est pas toujours facile de se confesser : on ne sait pas quoi dire, on considère qu’il n’est pas nécessaire d’aller voir un prêtre… Il n’est pas non plus facile de bien se confesser : aujourd’hui comme hier, la difficulté la plus grande est l’exigence de réorienter des pensées, des paroles et des actes coupablement éloignés de l’Evangile. Il faut prendre un chemin de sincère conversion qui peut être envisagé soit négativement comme libération du péché, soit positivement comme choix du bien enseigné dans l’Evangile de Jésus. Voici le contexte pour célébrer dignement le sacrement de pénitence et de réconciliation. Le parcours commence par l’écoute de la parole de Dieu et se poursuit par l’examen de conscience, la contrition la reconnaissance et l’aveu de ses péchés auprès du prêtre, la satisfaction : signe de conversion et de pénitence, l’invocation de la miséricorde divine élargie par l’absolution, l’action de grâce pour le pardon reçu, la vie renouvelée.

 

Que confesser ?

Celui qui veut obtenir la réconciliation avec Dieu et avec l’Eglise doit confesser au prêtre tous les péchés graves qu’il n’a pas encore confessés et dont il se souvient après avoir examiné soigneusement sa conscience. Sans être en soi nécessaire, la confession des fautes vénielles est néanmoins vivement recommandée par l’Eglise. CEC n° 1493

 

L’examen de conscience

Il s’agit de s’interroger sur le mal que nous avons fait et sur le bien que nous n’avons pas fait : envers Dieu, envers notre prochain et envers nous-même.

 

Envers Dieu

Est-ce que je m’adresse à Dieu seulement quand j’en ai besoin ?

Est-ce que je vais à la messe tous les dimanches et pour les fêtes de préceptes ?

Est-ce que je commence et je termine ma journée par la prière ?

Est-ce que j’ai invoqué pour le mal Dieu, la Vierge, les saints ?

Est-ce que j’ai eu honte de me dire chrétien ?

Que fais-je pour grandir spirituellement ? Comment ? Quand ?

Est-ce que je me rebelle face aux desseins de Dieu ?

Est-ce que j’exige que Dieu fasse ma volonté ?

 

Envers mon prochain

Est-ce que je sais pardonner, compatir, aider mon prochain ?

Est-ce que je juge sans pitié en paroles ou en actes ?

Est-ce que j’ai calomnié, volé, méprisé les petits et les faibles ?

Est-ce que je suis envieux, colérique, partiel ?

Est-ce que je m’occupe des pauvres et des malades ?

Est-ce que j’ai honte de la chair de mon frère, de ma sœur ?

Est-ce que je suis honnête et juste avec tous ou est-ce que j’alimente la culture de l’exclusion ?

Est-ce que j’ai incité les autres à faire le mal ?

Est-ce que j’observe la morale conjugale et familiale enseignée par l’Evangile ?

De quelle façon est-ce que je vis les responsabilités éducatives envers mes enfants ?

Est-ce que j’honore et je respecte mes parents ?

Est-ce que je refuse la vie à peine conçue ? Est que j’ai éteint le don de la vie ? Est-ce que j’ai aidé à l’éteindre ?

Est-ce que je respecte l’environnement ?

 

Envers moi-même

Est-ce que je suis un peu mondain et un peu croyant ?

Est-ce que je suis dans l’excès quand je mange ? Quand je bois ? Quand je fume ? Quand je m’amuse ?

Est-ce que je me soucie trop de ma santé physique, de mes biens ?

Comment j’occupe mon temps ? Est-ce que je suis paresseux ?

Est-ce que je veux être servi ?

Est-ce que j’aime et cultive la pureté de cœur, de pensée et d’action ?

Est-ce que je fomente des vengeances, nourris des rancœurs ?

Est-ce que je suis doux, humble artisan de paix.

 

Acte de contrition

Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

 

Ou bien (Ps 24, 6-7)

Rappelle-toi, Seigneur, l’amitié, la tendresse que tu m’as montrées depuis toujours ;

Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse, mais au nom de ton amour, ne m’oublie pas.

 

Ou bien

Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, Prends pitié de moi, pécheur.

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