Le sacrement de l'Ordre

Répondre à l'invitation de Jésus de devenir pasteurs du peuple de Dieu et remplir en son nom les fonctions d'enseignement, de sanctification et de gouvernement.

 

Dans l'Eglise certains fidèles sont marqués par le caractère indélébile du sacrement de l'Ordre. Les diacres sont ordonnés pour le service de la liturgie, de la parole et de la charité en communion avec l'évêque et son presbyterium. Chacun de nous doit oser être appelant et prier pour les vocations sacerdotales et religieuses.

« Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c’est là le plus grand trésor que Dieu puisse accorder à une paroisse et un des plus précieux don de la Miséricorde divine. » (Le saint Curé d’Ars)

 

Le sacrement de l’ordre est la grâce par laquelle la mission confiée par le Christ à ses apôtres continue à être exercée dans l’Eglise et le sera jusqu’à la fin des temps. Il est le sacrement du ministère apostolique. Ceux qui reçoivent le sacrement de l’ordre sont consacrés pour être au nom du Christ, par la parole et la grâce de Dieu, les pasteurs de l’Eglise.

Par leur Baptême, tous les fidèles participent à la mission du Christ, Prêtre, Prophète et Roi. Il existe une autre participation à la mission du Christ : servir au nom et en la personne du Christ au milieu de la communauté. Ce service comporte trois missions essentielles : l’enseignement, la sanctification et le gouvernement du Peuple de Dieu. Evêques, prêtres et diacres le deviennent en recevant le Sacrement de l’Ordre. Celui se caractérise par l’imposition des mains et la prière de consécration prévue. Le sacrement est conféré une fois pour toutes. Le ministre ordonné manifeste à tous que c’est le Christ qui appelle, rassemble et envoie sur les chemins du monde. 

(Eglise des Alpes-Maritimes – N °33)

Que signifie être prêtre ?

« A quoi servirait une maison remplie d’or si vous n’aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes. C’est lui qui ouvre la porte ; il est l’économe du bon Dieu, l’administrateur de ses biens. » (Le saint Curé d’Ars)

 

Selon saint Paul, cela signifie surtout être intendant des mystères de Dieu : « Qu’on nous regarde donc comme des serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, ce qu’en fin de compte on demande à des intendants, c’est que chacun soit trouvé fidèle. » (1 Co 4,1-2) L’intendant n’est pas le propriétaire, mais celui à qui le propriétaire confie ses biens, afin qu’il les gère de manière juste et responsable. C’est bien ainsi que le prêtre reçoit du Christ les biens du salut, pour les distribuer comme il convient aux personnes à qui il est envoyé. Il s’agit des biens de la foi. Le prêtre est donc l’homme de la parole de Dieu, l’homme du sacrement, l’homme « mystère de la foi ». Par la foi, il accède aux biens invisibles qui constituent l’héritage de la Rédemption du monde accomplie par le Fils de Dieu. Personne ne peut se considérer comme le « propriétaire » de ces biens. Nous en sommes tous les bénéficiaires.

La vocation sacerdotale est un mystère.

C’est le mystère d’un « admirable échange » entre Dieu et l’homme. Ce dernier donne au Christ son humanité, afin qu’il puisse s’en servir comme instrument du salut, faisant en quelque sorte de cet homme un autre lui-même. Si l’on ne saisit pas le mystère de cet « échange », on n’arrivera pas à comprendre comment il peut arriver qu’un jeune, entendant la parole « suis-moi », en vienne à renoncer à tout pour le Christ, dans la certitude que, sur ce chemin, sa personnalité humaine se réalisera en plénitude.

Y-a-t-il au monde un accomplissement plus haut de notre humanité que de pouvoir reproduire chaque jour in persona Christi le Sacrifice rédempteur, celui-là même que le Christ consomma sur la Croix ? Dans ce Sacrifice, d’une part le mystère trinitaire lui-même est présent de la manière la plus profonde, d’autre part tout l’univers créé est comme « récapitulé ». C’est aussi pour offrir « sur l’autel de la terre entière le travail et la souffrance du monde. Dans l’Eucharistie, toutes les créatures visibles et invisibles, et l’homme en particulier, bénissent Dieu comme Créateur et Père, elles le bénissent par la parole et l’action du Christ, Fils de Dieu. Le sacerdoce, à sa racine même, est le sacerdoce du Christ. C’est Lui qui offre à Dieu le Père le sacrifice de sa personne, de sa chair et de son sang, et qui, par son sacrifice, justifie aux yeux du Père toute l’humanité. En célébrant chaque jour l’Eucharistie, le prêtre entre au cœur de ce mystère. C’est pourquoi la célébration de l’Eucharistie ne peut qu’être pour lui le moment le plus important de la journée, le centre de sa vie.   

 

In persona Christi

Les paroles que nous reprenons en conclusion de la préface – « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur … » - nous ramènent aux événements dramatiques du dimanche des Rameaux. Le Christ va à Jérusalem pour vivre le sacrifice sanglant du Vendredi saint. Mais, la veille, pendant la Dernière Cène, il en institue le sacrement. Il prononce sur le pain et sur le vin les paroles de la consécration : « Ceci est mon Corps livré pour vous… Ceci est la coupe de mon Sang, le Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. » Quelle est cette « mémoire » ? Nous savons qu’il faut donner à ce terme un sens fort, qui va bien au-delà du simple souvenir historique. Nous sommes ici devant un « mémorial », au sens biblique du terme, qui rend présent l’événement lui-même. C’est une mémoire-présence ! Le secret de ce prodige, c’est l’action de l’Esprit Saint, que le prêtre invoque quand il impose les mains sur les offrandes du pain et du vin : « Sanctifie ces offrande en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur ; » Ce n’est donc pas seulement le prêtre qui rappelle les événements de la Passion, de la Mort et de la Résurrection du Christ ; c’est l’Esprit Saint qui agit afin qu’ils se réalisent sur l’autel par le ministère du prêtre. Celui-ci agit véritablement in persona Christi. Ce que le Christ accomplit sur l’autel de la Croix et qu’il avait d’abord institué comme sacrement au Cénacle, le prêtre le renouvelle par la puissance de l’Esprit Saint. A ce moment, il est comme saisi par la puissance de l’Esprit Saint, et les paroles qu’il prononce revêtent l’efficacité même de celles qui sortirent de la bouche de Christ pendant la Dernière Cène.

 

Mystère de la foi

Pendant la Messe, après la transsubstantiation (présence réelle,)  le prêtre prononce les paroles : Mysterium fidei, Mystère de la foi ! Ce sont des paroles qui se rapportent évidemment à l’Eucharistie. Mais dans une certaine façon, elles concernent aussi le sacerdoce. Il n’existe pas d’Eucharistie sans sacerdoce, de même qu’il n’existe pas de sacerdoce sans Eucharistie. Non seulement le sacerdoce ministériel est étroitement lié à l’Eucharistie, mais aussi le sacerdoce commun de tous les baptisés est fondé sur ce mystère. Les fidèles répondent aux paroles du célébrant : « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » Par leur participation au Sacrifice eucharistique, les fidèles deviennent les témoins du Christ crucifié et ressuscité, et ils s’engagent à vivre sa triple mission – sacerdotale, prophétique et royale – dont ils sont investis depuis leur baptême. En tant qu’intendant des « mystère de Dieu », le prêtre est au service du sacerdoce commun des fidèles. C’est lui qui, par l’annonce de la Parole et la célébration des sacrements, de l’Eucharistie spécialement rend tout le Peuple de Dieu toujours plus conscient de sa participation au sacerdoce du Christ et, en même temps, l’incite à la réaliser pleinement. Quand, après la transsubstantiation (présence réelle) retentissent les mots Mysterium fidei, tous sont invités à se rendre compte de La densité vitale de cette annonce, en rapport avec le mystère du Christ, de l’Eucharistie et du sacerdoce.

 

Etre prêtre aujourd’hui

Qu’est-ce que comporte le fait d’être prêtre aujourd’hui, sur la scène de ce monde qui évolue tellement ? Il ne fait pas doute que, comme toute l’Eglise, le prêtre avance avec son temps, et qu’il se met à l’écoute de ce qui mûrit dans l’histoire avec attention et bienveillance, tout en étant critique et vigilant. Le plus haut devoir de tout prêtre en tout temps est de retrouver au jour le jour son « aujourd’hui » sacerdotal dans  «  l’aujourd’hui » de Christ. Cet « aujourd’hui » du Christ est intégré dans toute l’histoire, dans le passé et dans l’avenir du monde, de tout homme et de tout prêtre. « Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, il le sera à jamais. » (He13.8)

Le Christ est la mesure de tous les temps.

 

Les attentes profondes de l’homme

Si l’on analyse les attentes que l’homme contemporain nourrit envers le prêtre, on verra que, au fond, il n’y a en lui qu’une seule et grande attente ; il a soif du Christ. Le reste – ce qui a une utilité économique, sociale ou politique -, il peut le demander à beaucoup d’autre. Au prêtre, il demande le Christ ! Et il a le droit de l’attendre de lui, d’abord par l’annonce de la Parole. Les prêtres ont comme premier devoir d’annoncer l’Evangile de Dieu à tous les hommes. Mais cette annonce a pour but d’amener l’homme à rencontrer Jésus, spécialement dans le mystère eucharistique, cœur vivant de L’Eglise et de la sacerdotale. C’est un pouvoir mystérieux et impressionnant que détient le prêtre à l’égard du Corps eucharistique du Christ. A cause de cela, il devient l’intendant du plus grand bien de la Rédemption, car il donne aux hommes le Rédempteur en personne. Célébrer l’Eucharistie, c’est la fonction la plus sublime et la plus sacrée de tous les prêtres.

 

Ministre de la miséricorde

Quand il administre le Sacrement de la Réconciliation, le prêtre obéit au commandement donné par le Christ aux Apôtres après sa résurrection : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus ». Le prêtre est témoin et instrument de la miséricorde divine ! Combien le service du confessionnal est important dans sa vie ! C’est justement au confessionnal que sa paternité spirituelle se réalise le plus pleinement. Au confessionnal, tout prêtre devient témoin des grandes merveilles qu’opère la miséricorde divine dans l’âme de ceux qui accueillent la grâce de la conversion.

 

Un homme au contact de Dieu

Comme administrateur de tels biens, le prêtre reste sans cesse et très particulièrement en contact avec la sainteté de Dieu. La majesté de Dieu est la majesté de la sainteté. Dans le sacerdoce, l’homme est comme élevé au niveau de la sphère de cette sainteté et il arrive, en quelque sorte, jusqu’aux sommets où fut autrefois amené le prophète Isaïe. La liturgie eucharistique se fait précisément l’écho de cette vision prophétique : Saint, saint, saint le Seigneur, le Dieu de l’univers. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux. En même temps, le prêtre vit chaque jour, continuellement, la venue de cette sainteté de Dieu jusqu’à l’homme ; Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Par ces paroles, les foules de Jérusalem saluaient le Christ qui entrait dans la ville afin de consommer son sacrifice pour la rédemption du monde. La sainteté transcendante, pour ainsi dire « hors du monde » devient dans le Christ la sainteté « dans le monde » elle devient la sainteté du Mystère pascal.  

En contact constant avec la sainteté de Dieu, le prêtre doit devenir saint lui-même. Son ministère même l’engage à faire un choix de vie inspiré par le radicalisme évangélique. Cela explique qu’il doive vivre d’une manière spécifique l’esprit des conseils évangéliques de chasteté, de pauvreté et d’obéissance. N’est-ce pas dans cette perspective que se comprend aussi la convenance particulière du célibat. Il résulte de tout cela que le prêtre a spécialement besoin de donner une place à la prière dans sa vie : la prière naît de la sainteté de Dieu et, en même temps, elle est une réponse à cette sainteté. La prière crée le prêtre et le prêtre se crée par la prière. Le Christ a besoin de saints prêtres ! Le monde actuel demande de saints prêtres ! Seul un saint prêtre peut devenir un témoin transparent du Christ et de son Evangile dans le monde !   

(Un extrait du livre : Ma vocation don et mystère de Jean-Paul II)

 
 
 
 
 
 
 
 
Le rituel de l’ordination

Les ordinations sont toujours des temps de fête dans la vie d’un diocèse. Elles sont célébrées au cours d’une messe solennelle à laquelle participent activement les fidèles, généralement à la cathédrale. L’évêque préside cette célébration, entouré des prêtres et des diacres du diocèse. L’ordination a lieu après avoir écouté et médité la Parole de Dieu. Si l’imposition des mains et la prière d’ordination sont les éléments essentiels d’une ordination, ils sont entourés de rites préparatoires et d’autres, explicatifs.

L’appel du candidat. « Que celui qui va être ordonné prêtre s’avance…" « Me voici » Au début de la célébration, l’Eglise locale demande à l’évêque d’ordonner le candidat (ordinand) pour la charge du presbytérat. Un prêtre, désigné pour cela, atteste à l’évêque qui l’interroge publiquement, que le candidat a été jugé digne d’être ordonné. L’évêque dit alors : « Avec l’aide du Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et notre Sauveur, nous les choisissons pour l’ordre des prêtres ». Ce choix est accueilli par un chant comme l’hymne du Gloire à Dieu.

L’engagement de l’ordinand. Devant l’évêque et les fidèles rassemblés, le candidat exprime sa volonté d’exercer sa charge en conformité avec la pensée du Christ et de l’Eglise, sous la conduite de l’évêque. Il le signifie en mettant ses mains dans celles de l’évêque et promet de vivre en communion avec lui et ses successeurs, dans le respect et l’obéissance.

Tous implorent la grâce de Dieu pour l’ordinand. L’appel adressé à l’ordinand dépasse ses propres forces : c’est en se laissant investir par le Seigneur qu’il pourra vraiment accomplir sa mission. C’est pourquoi la force de l’Esprit est demandée pour lui et avec lui, cette force qui a guidé tant de saints et de saintes à travers l’histoire.

L’imposition des mains de l’évêque et la prière d’ordination : le candidat reçoit le don de l’Esprit Saint pour la charge qui lui est conférée. Répétant les gestes déjà adoptés par les premières communautés chrétiennes, l’évêque puis les prêtres imposent les mains : geste de bénédiction et de prière silencieuse, geste pour rappeler et manifester sur l’ordinand la puissance de l’Esprit Saint. L’imposition des mains signifie la mission confiée par le Christ, mission qui se transmet par les mains des Apôtres et de leurs successeurs : «  Père tout puissant, donne à tes serviteurs que voici, d’entrer dans l’ordre des prêtres… »

Vêture, onction des mains, remise du pain et du vin. Aussitôt après la prière d’ordination, on revêt l’ordonné de l’étole presbytérale et de la chasuble, pour que soit manifesté extérieurement le ministère qu’il devra accomplir dans la liturgie. Puis, l’évêque répand dans les paumes des mains du nouveau prêtre l’huile sainte, mêlée de parfum que l’on appelle le saint Chrême. Cette onction signifie le don de l’Esprit-Saint qui fortifie le prêtre «  pour sanctifier le peuple chrétien ». Enfin, le nouveau prêtre reçoit le pain et le vin, qui deviendront dans l’eucharistie le Corps et le Sang du Christ. L’évêque leur dit alors : « Ayez conscience de ce que vous ferez, imitez dans votre vie ce que vous accomplirez par ces rites et conformez-vous au mystère de la croix du Seigneur… ».

Le baiser de paix. En donnant un baiser fraternel au nouveau prêtre, l’évêque scelle l’acceptation de celui-ci comme son ministre. Les autres prêtres font de même et manifestent ainsi qu’ils sont en communion de ministère, membre d’un même ordre.

Dans la liturgie eucharistique qui suit, le nouveau prêtre exerce pour la première fois son ministère en concélébrant avec l’évêque et les autres prêtres.

 « C’est le Christ qui choisit, dans son amour (…), ceux qui, recevant l’imposition des mains, auront part à son ministère. Ils offrent en son nom l’unique Sacrifice du salut à la table du banquet pascal ; ils ont à se dévouer au service(du) peuple (de Dieu) pour le nourrir  de (sa) parole et le faire vivre de (ses) sacrements » !

(Extrait du portail de la liturgie catholique)

Photos : site - Diocèse de Nice -  2 nouveaux prêtres pour le diocèse de Nice>>>

 

« Nous avons besoin de prêtres pour renouveler le monde. » (Le saint Curé d’Ars)

 

Prière pour les vocations

 

Seigneur Jésus, tu appelles encore beaucoup de gens à te servir

dans la vie consacrée ou le sacerdoce.

Je t’en prie, donne à ces âmes la force dont elles ont besoin

pour prendre leur croix et te suivre.

S’il te plaît envoie-nous beaucoup de saints prêtres

qui ouvriront la vie chrétienne par le baptême.

Nous te prions d’envoyer beaucoup de saints prêtres

qui nous apporteront ta présence dans l’Eucharistie.

S’il te plaît envoie-nous beaucoup de saints prêtres

afin que nous recevions le pardon pour nos péchés

et le courage d’éviter ces péchés par le sacrement de réconciliation.

Seigneur, nous te prions de donner la persévérance à nos prêtres dans leur vocation.

Amen

 
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